Yannis Issaad, vous attendiez-vous à trouver l'ouverture aussi rapidement sous les couleurs de Sojasun Espoir ?
Pas spécialement. Je savais qu'en cas d'arrivée groupée, j'avais une bonne chance de l'emporter. C'est d'ailleurs pour cela que mes coéquipiers ont beaucoup travaillé pour moi sur le circuit final. L'arrivée me convenait parfaitement, j'étais confiant. Je devais conclure leur travail. Je n'ai pas perdu mes qualités de sprinter. Gagner rapidement, c'est le top pour la confiance. Maintenant, c'est toute l'équipe qui a gagné. Ma victoire est une récompense pour l'équipe. 
 
Vous étiez professionnel à Auber l'an passé. Pourquoi avoir choisi Sojasun Espoir ?
Déjà, j'ai emménagé sur Rennes… Ensuite, Steve Arbault (le directeur sportif de Sojasun Espoir) m'a contacté lors des championnats de France de l'Avenir et à l'époque, je savais déjà que je n'allais pas être conservé à Auber. Je ne voulais pas me retrouver à la rue. Sojasun Espoir est une belle structure, avec de bons coureurs. Les dirigeants sont dynamiques, compétents, tout est mis en place pour que les coureurs progressent. C'est une structure pro dans un milieu amateur, je ne regrette pas mon choix. C'est ce que je cherchais.

Avez-vous été déçu ne pas avoir été conservé à Auber ?
Je m'y attendais un peu… Je suis déçu d'être redescendu chez les amateurs mais je ne suis pas déçu d'avoir quitté Auber. Je n'ai fait qu'un an chez les professionnels. Je n'ai pas eu l'occasion de m'exprimer. A part quelques tops 10… Ce n'était pas une équipe qui était concentrée sur les sprints… J'espère rebondir avec Sojasun Espoir. Je vais faire le maximum pour essayer de retrouver un contrat chez les pros. J'ai envie que l'on me donne une véritable chance. J'espère trouver une équipe qui cherche un poisson-pilote ou un sprinter. A moi d'être performant pour remonter à l'étage supérieur. 
 
Quels sont vos objectifs en 2015 ?
Pour avoir une chance de repasser chez les professionnels, c'est toujours intéressant de s'illustrer sur les épreuves de classe 2. Je ne sais pas encore si je vais disputer le Tour de Bretagne, on verra. Je vais disputer le Tour du Loir-et-Cher, une course qui peut correspondre à mes qualités. J'ai envie de briller en classe 2 mais toutes les courses sont belles à gagner. Les manches de Coupe de France de DN1 sont également très importantes pour l'équipe. L'Armée de terre n'est plus là et il y aura donc peut-être moins d'arrivées groupées mais si l'occasion de présente, je vais tout faire pour la saisir.